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Ma 1re année en licence musicologie

Après un bac littéraire option théâtre, c’est à l’université de Reims que Floraline, trompettiste, a choisi d’étudier en licence de musicologie. Nouveau rythme de travail, nouvelles matières, principales différences avec la terminale : cette jeune étudiante revient sur une 1re année riche en découvertes.

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Pourquoi avoir choisi la licence de musicologie ?

Pour Floraline, trompettiste depuis plusieurs années, intégrer une licence de musicologie s’est imposé naturellement : "J’aimais tout ce qui touchait à la régie, aux consoles, et je portais beaucoup d’attention au son. C’est ce qui m’a incitée à choisir une licence dans le monde des arts". Objectif : avoir peut-être l’opportunité de mieux connaître le métier de technicien du son.

À quel rythme de travail a-t-il fallu s'acclimater ?

Au lycée, Floraline travaillait en moyenne une ou deux heures par jour. Un rythme qui a changé en 1re année de licence : "Je travaille deux fois plus pendant mon temps libre ! Ce qui me prend le plus de temps, c’est d’apprendre un nouvel instrument, le piano, et d’exercer l’oreille musicale". Cette étudiante a aussi dû apprendre à concilier études et pratique musicale. "C’est assez compliqué de faire de la musique toute la semaine, à l’université, puis le vendredi soir ou le week end avec les cours particuliers ou les concerts, pour le plaisir. Parfois cela finit par devenir une contrainte". Floraline a donc décidé de faire une pause pour les cours particuliers, afin de s’autoriser une journée sans musique.

Ce qui change par rapport à la terminale ?

Pour Floraline, l’arrivée à l’université a été synonyme de nombreux changements : "On doit se faire de nouveaux camarades, découvrir un nouveau monde, et dans mon cas, emménager et vivre seule sans les parents". Un peu désorientée, l’étudiante a rapidement pu s’appuyer sur ses professeurs. "Ils sont assez proches de nous et ils nous encouragent. Le fait qu'on ne soit pas nombreux a facilité les choses. On a vraiment l'impression d'être encore au lycée. Cela n’a pas été un changement important".

Son avis sur la formation en licence de musicologie 

La licence de musicologie a été l’occasion pour la jeune femme de prendre connaissance des divers débouchés possibles : "C’est une formation classique pour devenir professeur des écoles ou même de collège ou de lycée, mais cela nous fait aussi découvrir d’autres domaines, comme les métiers du spectacle par exemple. Tout est fait pour nous aider à choisir une voie".  Floraline porte par ailleurs un regard positif sur les cours dispensés. En 1re année, elle a beaucoup aimé la chorale. "Généralement, les 1re et les 2e  années chantent en groupe, ce qui permet d’évaluer nos  capacités et de faire connaissance. En fin d’année on organise un concert. Ce projet nous pousse à nous investir pleinement pour montrer ce que l’on sait faire en licence de musicologie". Autre matière très appréciée : l’ethnomusicologie. "Ce cours nous ouvre aux musiques et cultures du monde auxquelles on ne s’intéresse pas de prime abord. On s’aperçoit que la musique est un langage universel, même dans de petits pays ou pour de petites tribus", constate Floraline, qui a aussi découvert la composition : "C'est plus ce que l'on appelle de l'écriture. Nous devons composer une basse et les différentes voix qui composent (ténor et alto) à partir d'une mélodie qui est la voix de soprano".

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Acquérir des connaissances en composition, en piano, et dans de nombreux autres domaines : la 1re année n’a pas toujours été facile. "En musicologie, il faut partir avec un bagage, avec des compétences personnelles. Si on ne sait pas lire le solfège ou si on ne connaît pas un peu les compositeurs qui ont marqué certaines périodes, on se retrouve rapidement perdu", prévient Floraline, qui souhaite continuer en musicologie, toujours avec le projet d’exercer un jour un métier lié au son.

Licence musicologie, fiche d'identité

Durée : 3 ans.

Profils des admis : en priorité les bacs généraux, notamment un volume important de bacheliers L, mais aussi des bacheliers S et, dans une moindre mesure, des bacheliers ES. Cette licence accueillie aussi des bacheliers technologiques et des bacheliers professionnels.

Sélection : avoir le bac et une pratique musicale régulière, même en amateur. Selon les universités, admission sur audition instrumentale, test de solfège et entretien de motivation éventuel.  

Cadre : université (cours en amphithéâtre et dans des salles de cours).

Emploi du temps : une moyenne de 20 heures de cours par semaine avec beaucoup de TD.

Matières : cours d’histoire, d’esthétisme et de théorie de la musique, enseignement de l’analyse musicale, patrimoine musicaux, ethnomusicologie, connaissance des structures et des institutions musicales. À ces enseignements en musicologie s’ajoutent des enseignements pratiques : formation auditive, écritures et pratique musicales. Certaines universités sont en partenariat avec un conservatoire de musique : il faut alors prévoir une pratique intensive.

Charge de travail : la part de travail personnel à fournir en dehors des cours est presque équivalente au temps passé en cours, autour de 15 heures hebdomadaires.

Vie de classe : des cours magistraux en amphi ou en salle de classe et beaucoup de TD.

Encadrement : l’encadrement est très différent de celui du lycée et les étudiants de licence doivent apprendre à être autonomes et à travailler régulièrement même si rien ne les y contraint. Un tutorat d’accueil et d’accompagnement méthodologique est souvent proposé aux étudiants de L1 afin de faciliter leur adaptation, par l’université ou par les associations étudiantes.

Vie extra-scolaire : il est possible, à l’université, de s’impliquer dans la vie associative, en rejoignant une association. Des activités et des sorties culturelles sont proposées. Concilier études et job étudiant est possible, sous réserve de pouvoir assumer les deux en termes de charge de travail.

Validation : les étudiants sont évalués via le contrôle continu et lors d’examens terminaux.

Diplôme : grade de licence, diplôme reconnu au niveau européen (LMD) à bac+3.

Coût de la scolarité : frais d’inscription universitaires de 184 € en 2017.

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