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Publication : janvier 2018

Ma 1re année en licence sciences de la vie

Passionnée de biologie, Tiphaine veut "comprendre le vivant, l’être humain et tout ce qui nous entoure". Elle est aujourd'hui en 2e année de licence sciences de la vie à l’université Paris-Sud à Orsay. La jeune étudiante revient sur ses expériences en laboratoire et ses expériences de vie en 1re année.

Pourquoi avoir choisi la licence sciences de la vie ?

Malgré ses bons résultats en terminale scientifique, qui s'est soldée par une mention très bien au bac, Tiphaine n’est pas admise dans l’école d’ingénieurs qu’elle visait. Elle opte alors pour une licence dans son domaine de prédilection : la biologie, matière qu'elle a pu approfondir dans le cadre de la spécialité SVT au lycée. "Les études universitaires me semblaient plus adaptées aux activités extra-scolaires qu’une classe préparatoire. Je suis par exemple présidente d’une association étudiante qui organise des évènements." Entre différents établissements, le cadre verdoyant du campus d’Orsay, un parc botanique de 136 hectares, a fait pencher la balance. "C’est plutôt exceptionnel de ‘vivre’ dans une forêt !"

Ce qui change par rapport au lycée ?

C’est d’abord un changement de vie pour Tiphaine. "J’ai quitté le domicile familial pour une colocation à deux pas de l’université, avec mon meilleur ami de lycée et une amie de fac. J’ai appris à gérer la vie quotidienne et suis devenue indépendante." Côté pédagogie, la jeune femme apprécie l’autonomie que les enseignants laissent aux étudiants. "En revanche, ils nous responsabilisent dans notre travail". Il s'agit aussi d'approfondir certaines méthodologies scientifiques : analyse de graphiques, rédaction de comptes rendus ou rapports, dessin d’observation, acquisition des techniques et outils. Zoom sur le microscope, par exemple, "on l'utilise beaucoup plus qu'au lycée", et prise en main d'un nouvel instrument : la micropipette, qui sert aux prélèvements.

Ce qui lui plaît le plus dans cette licence ?

Biologie végétale, animale ou cellulaire, chimie… Cette licence scientifique pluridisciplinaire a de quoi ravir Tiphaine. "Les cours de génétique et de biologie moléculaire sont particulièrement fascinants. Nous avons notamment croisé et répliqué des souches de levures pour sélectionner certains caractères." Autre atout : les TP sont concrets dès la 1re année. "En biotechnologie par exemple, à partir d’échantillons de terre, nous avons extrait des micro-organismes pour rechercher celui qui sert à la production d’antibiotiques, en lien avec un laboratoire." Sans oublier de citer la chimie spectaculaire. "Comme son nom l’indique, nous reproduisons des grandes réactions, comme des mini-explosions."

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’acclimater ?

La jeune bachelière ne s’attendait pas avoir des premières semaines plutôt chargées. "Dès le 1er semestre, nous devons préparer les travaux pratiques et dirigés. Certains enseignants sont particulièrement exigeants sur ce point, car les TD sont essentiels à la compréhension du cours." Progressivement, la formation demande plus de travail personnel au 2nd semestre. "À chacun de trouver le rythme qui lui convient", précise-t-elle.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Contrairement à d’autres étudiants, Tiphaine a plus de facilités qu’au lycée. Les recettes qu'elle a utilisées pour réussir son année? "Si la présence aux cours magistraux n’est pas obligatoire, il est dans notre intérêt de les suivre avec assiduité, car les documents en ligne ne reprennent pas les explications de façon exhaustive." Elle a également rédigé des fiches récapitulatives pour faciliter les révisions avant les partiels. "Il faut travailler un peu tous les jours, dès le début. Si besoin, les enseignants se rendent très disponibles, les étudiants s’entraident et les promotions supérieures font du soutien."

Et après ?

Tiphaine envisage une L3 parcours biologie et santé. Pour la suite, elle hésite entre suivre une formation en école d'ingénieurs ou un master à l’université, en vue d’un doctorat éventuellement. "Je suis intéressée par les biomatériaux et la biomécanique. Mon projet est de travailler dans la conception de prothèses intelligentes (bioniques)."

Photos : ©Lucie Simonel/Onisep

Licence sciences de la vie, fiche d'identité

Durée : 3 ans

Inscription : sur dossier scolaire via la procédure commune d’accès à l’enseignement supérieur Parcoursup.

Profil des admis : en priorité les bacheliers généraux, les terminales S étant les mieux préparés. Les autres bacheliers ont tout  intérêt à effectuer une année de mise à niveau, celle-ci étant parfois exigée.

Cadre : dans une quarantaine d’universités.

Matières : la biologie est prépondérante : biologie animale et végétale,  biologie cellulaire et moléculaire, biologie du développement, génétique, physiologie animale et végétale, immunologie, zoologie... S’y ajoutent de la physique, de la chimie, des mathématiques, de l'anglais général et scientifique, et de l'informatique. Les étudiants acquièrent des méthodologies scientifiques, notamment lors des travaux dirigés qui représentent près d’un tiers de la formation.

Charge de travail : travail personnel en dehors des cours.

Vie de classe : cours magistraux en amphi (parfois plus de 400 étudiants en début d’année) et TD en plus petits groupes.

Encadrement : contrairement au lycée, les étudiants sont peu encadrés. Ils doivent apprendre à être autonomes et à travailler seuls. Un tutorat d’accueil et d’accompagnement méthodologie est toutefois organisé à l’intention des étudiants de L1.

Vie extra-scolaire : à l’université, possibilité de s’impliquer dans la vie associative, en rejoignant une association  ou en prenant des responsabilités notamment au sein d’un BDE (bureau des élèves).

Validation : les étudiants sont évalués sous forme de partiels mais aussi en contrôle continu (TD).

Diplôme : grade de licence, diplôme reconnu au niveau européen (LMD) à bac + 3.

Coût de la scolarité : frais d’inscription universitaire de 184€ en 2017-2018

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