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Ma 1re année en licence sociologie

C’est à l’université Paris 8, sur le campus de Saint-Denis, qu’Antoine étudie la sociologie. Cet amateur de musique, doté d’un solide niveau de pratique, a hésité avant de s’engager dans cette voie. Un intérêt de longue date pour les questions de société et la compréhension du monde l’ont finalement décidé. Parfaitement à l’aise et épanoui dans cette discipline, Antoine revient sur sa 1re année de licence.

Pourquoi avoir choisi la licence de sociologie ?

La sociologie, Antoine ne l’a pas complètement découverte en arrivant à l’université : "Sachant qu’il y a deux sociologues dans ma famille, j’ai été initié très tôt à la réflexion, aux échanges sur la société et sur le monde. Ma curiosité a fait le reste !". Ce qui l’a motivé pour choisir d’étudier cette discipline ? "Je voulais me donner la chance de comprendre ce que je racontais lorsque je parlais, ne pas répéter ce que je pouvais entendre, en étant victime de préjugés".

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Très à l’aise dès les premières semaines, Antoine évoque les rares difficultés qu’il a pu rencontrer : "En licence, on découvre le jargon sociologique, très abstrait. Cette nouveauté peut être assez difficile au départ". D’où l’importance de prendre cette discipline au sérieux ! "Le piège, c’est de penser que tout le monde est un peu sociologue ou peut le devenir, sur la base de son parcours de vie, de la connaissance qu’il a d’un milieu familial, social... Or c’est faux !". En effet, la sociologie passe par des méthodes d’analyse, des procédés qui ne s’improvisent pas. "C’est une science rigoureuse. Ma technique, au moment des révisions, c’est de "faire cours" à une personne physique, ou de parler à un dictaphone, en reformulant ce que j’ai compris. C’est très efficace pour voir ce qui a été assimilé", conseille Antoine.

À quel rythme de travail a t-il fallu s’adapter ?

À l’université, dans toutes les disciplines, réussir à élever son niveau de notes implique de fournir un travail personnel conséquent. Pour Antoine, cela se traduit par la lecture d’ouvrages sur le sujet,  par l’écoute d’émissions de radio ou le visionnage de documentaires sur Youtube. "Pour résumer, je dirais que 50 % du travail réside dans la prise de notes et l’écoute attentive des cours. Les 50 % restants correspondent au travail à la maison", note Antoine. 3 semaines en moyenne avant les partiels, l’étudiant révise 2 à 3 heures par jour, en préparant des fiches de lecture.  

Son avis sur la formation en licence de sociologie ?

Un premier cours sur les transformations sociales au XXe siècle, un autre sur les courants de pensée en anthropologie : d’emblée, Antoine est séduit par la filière qu’il a choisie : "Cette formation répondait parfaitement à ma curiosité pour le social ou encore la psychologie, proposée en mineure". De son point de vue, les étudiants sensibles à ces questions ne peuvent qu’y trouver un épanouissement personnel. "La sociologie permet de pouvoir penser par soi-même, en se libérant de ce que l’on croit savoir !"

Ce qui change par rapport à la terminale ?

Pour Antoine, "le changement le plus important, et le plus positif, c’est le fait qu’en arrivant à l’université, on étudie enfin une discipline que l’on a choisie, et pour laquelle on a un réel intérêt". L’élève de terminale se découvre étudiant : "Ce nouveau statut m’a libéré ! On attendait de moi un travail plus autonome, mais aussi plus sérieux et responsable". En ressentant moins de pression qu’au lycée, Antoine s’aperçoit qu’il savait travailler par lui-même et adopter une méthodologie efficace. "J’ai ressenti très positivement cette forme de liberté. De mon point de vue, l’université donne vraiment l’occasion d’apprendre à se connaître".

Et après ?

Actuellement en 3e année de licence, Antoine prépare son dossier de candidature à l’ENS Lyon, en 1re année de master. L’ENS Lyon recrute sur concours et sur dossier. "J’espère pouvoir intégrer cet établissement qui, pour de nombreuses raisons, me motive particulièrement", conclut Antoine.

Licence sociologie, fiche d'identité

Durée : 3 ans.

Profils des admis : une majorité de bacheliers généraux : principalement des bacheliers ES, suivis des bacheliers L, et, dans une moindre mesure, des bacheliers S. Autres profils : les bacheliers technologiques et les bacheliers professionnels.

Cadre : université (cours en amphithéâtre et dans des salles de cours).

Emploi du temps : une moyenne de 20 heures de cours par semaine avec beaucoup de TD.

Matières : sociologie générale (histoire, grands auteurs, théorie, etc.), sociologie spécialisée (sociologie de l’entreprise, du travail…). Autres disciplines associées : anthropologie-ethnologie, histoire, démographie, économie, etc.). Méthodes d’enquête : questionnaires, entretiens, observations de terrain, analyse et traitement des données (statistiques et informatique). Stage optionnel ou obligatoire.

Charge de travail : la part de travail personnel à fournir en dehors des cours est presque équivalente au temps passé en cours, autour de 15 heures hebdomadaires.

Vie de classe : des cours magistraux en amphi ou en salle de classe et beaucoup de TD.

Encadrement : l’encadrement est très différent de celui du lycée et les étudiants de licence doivent apprendre à être autonomes et à travailler régulièrement même si rien ne les y contraint. Un tutorat d’accueil et d’accompagnement méthodologique est souvent proposé aux étudiants de L1 afin de faciliter leur adaptation, par l’université ou par les associations étudiantes.

Vie extra-scolaire : il est possible, à l’université, de s’impliquer dans la vie associative, en rejoignant une association. Des activités et des sorties culturelles sont proposées. Concilier études et job étudiant est possible, sous réserve de pouvoir assumer les deux en termes de charge de travail.

Validation : les étudiants sont évalués via le contrôle continu et lors d’examens terminaux.

Diplôme : grade de licence, diplôme reconnu au niveau européen (LMD) à bac+3.

Coût de la scolarité : frais d’inscription universitaires de 184 € en 2017.

 

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